Le marché change et, pour les carrossiers, ça amène son lot de questions. D’où vient notre travail et sur quoi veut-on miser pour la suite? C’est un bon moment pour regarder la composition de votre chiffre d’affaires.

Si on fait le point sur l’année 2026, je crois qu’il faut parler d’une baisse des collisions d’environ 15 % comparativement à 2020. Ce chiffre est une moyenne globale totale, c’est-à-dire que votre marché géographique peut avoir une réalité différente, mais que, territoire pour territoire, on voit une tendance.

Le sentez-vous dans votre région?

Ce n’est pas tout : on voit que les donneurs d’ordres et les opérateurs s’organisent un peu autrement. L’une des tendances est de simplifier au mieux les réseaux dans lesquels on distribue des travaux. Ou encore, on se concentre sur des ateliers certifiés ou ayant des capacités particulières. Donc, le travail provenant de l’assurance transitionne vers des opérateurs moins nombreux avec des capacités, des spécificités régionales ou des expertises particulières.

Si vous faites partie des élus, ainsi soit-il et félicitations! Mais si vous sentez que vous perdez de la traction sur vos travaux mandatés par les assureurs, il faudra surfer sur la vague, si la situation n’est pas critique.

Il n’y a pas de secret. Avec la tendance à la baisse des collisions, il y a moins de tartes pour tout le monde. Maintenant, les propriétaires de tartes donnent les morceaux autrement. Si vous n’êtes pas capable de convaincre un donneur d’ordres de vous privilégier et que vous désirez que votre atelier serve les assureurs en premier, vous avez probablement des changements à faire pour redevenir une priorité. Il peut s’agir de capacité, d’expertise, de fiabilité, de service à la clientèle… Honnêtement, les scénarios sont nombreux et vous sont propres.

Il y a aussi la concurrence sur votre marché. Si vous êtes dans un marché où certains ateliers sont saturés, mais pas d’autres, c’est un signe que, par la force des choses, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, vous avez été un peu ou beaucoup laissé de côté.

Maintenant, quoi faire? Redevenir sexy pour les donneurs d’ordres ou encore tisser de nouvelles alliances. Si des gens concentrent des ressources, cela veut dire que certains centres de collision sont saturés, donc la demande de capacité est encore présente.

Si vous avez encore beaucoup de chemin à faire sur le plan des certifications ou de la gestion de votre capacité, la marche est peut-être trop haute à court terme. Il faudra donc vous poser la question : est-ce que je désire devenir un centre difficile à contourner pour les donneurs d’ordres et y mettre l’énergie, ou est-ce que je veux changer de stratégie?

Si vous voulez vous diriger vers des alliances avec des concessionnaires, c’est intéressant, mais ils ont souvent besoin de travailler avec des ateliers certifiés.

Sinon, quoi d’autre? Faire des accords avec des flottes, mais dites-vous que plus les flottes sont spécialisées et neuves, plus les certifications jouent un rôle dans l’obtention du travail.

Il reste encore du travail, si l’on peut dire, de type pigiste, par exemple les voitures louées. Avec l’économie, on voit aussi certains types de travaux faire une résurgence pour donner de la longévité aux véhicules usagés.

Pour certains, c’était trop tard : ils n’étaient pas prêts et les coûts les ont forcés à fermer leurs portes. Pour d’autres, c’était la profitabilité ou la relève. Dans le contexte, avec le territoire et la bâtisse qu’occupe notre centre de collision, avons-nous une meilleure opportunité d’affaires? Ce sont de grandes questions.

Mais désormais, plus que jamais, pour avoir un atelier en santé, il faut surfer sur la vague et positionner son atelier en fonction des occasions que l’on souhaite saisir.

Progi est évidemment un allié important pour les carrossiers. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur nos services.

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Rédaction : Alexandre Rocheleau
Révision et traduction : Krystel Henley-Rocheleau